Prix des carburants dans les pays de la CEDEAO : le Sénégal parmi les pays les plus chers en août 2026

Les prix des produits pétroliers continuent de présenter d’importants écarts entre les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Selon les données présentées dans un comparatif pour le mois d’août 2026, le Sénégal figure parmi les pays où les prix à la pompe sont les plus élevés.
Au Sénégal, le litre d’essence super sans plomb est affiché à 990 FCFA, tandis que le litre de gasoil moteur s’établit à 755 FCFA.
Des écarts importants au sein de la CEDEAO
Le comparatif met en évidence des différences significatives entre les États membres. En Côte d’Ivoire, le litre d’essence est indiqué à 905 FCFA, contre 725 FCFA pour le gasoil. Au Bénin, les prix affichés sont respectivement de 725 FCFA et 700 FCFA.
Au Togo, le litre d’essence est également annoncé à 725 FCFA, tandis que le gasoil est à 750 FCFA. Au Mali, les prix atteignent 875 FCFA pour l’essence et 940 FCFA pour le gasoil.
Le Burkina Faso affiche, pour sa part, 850 FCFA le litre d’essence et 675 FCFA le litre de gasoil.
Parmi les prix les plus bas du tableau figurent ceux du Niger, avec 499 FCFA pour l’essence et 618 FCFA pour le gasoil. Au Nigeria, les prix indiqués sont de 500 FCFA pour l’essence et 560 FCFA pour le gasoil.
La Guinée, présentée dans le comparatif comme étant sous un régime déréglementé, affiche 785 FCFA pour les deux produits.
Le Sénégal à un niveau élevé pour l’essence
Avec un litre d’essence super sans plomb à 990 FCFA, le Sénégal présente, selon ce tableau, le prix le plus élevé parmi les pays comparés. L’écart est notamment important avec le Niger, où le litre est affiché à 499 FCFA, soit une différence de 491 FCFA par litre.
Pour le gasoil, le Sénégal se situe également à un niveau relativement élevé avec 755 FCFA le litre, même si ce prix reste inférieur à celui affiché au Mali, à 940 FCFA.
Ces différences peuvent s’expliquer par plusieurs facteurs, notamment les mécanismes de fixation des prix, la fiscalité, les subventions, les coûts d’importation et de distribution ainsi que les politiques énergétiques propres à chaque pays.
Des prix qui varient selon les politiques nationales
Le comparatif rappelle ainsi que les prix des carburants ne suivent pas nécessairement la même évolution dans les différents pays de la CEDEAO. Certains États appliquent des mécanismes de régulation des prix, tandis que d’autres ont opté pour davantage de libéralisation ou de déréglementation.
Ces écarts ont également des conséquences sur le coût du transport et, indirectement, sur les prix de nombreux biens et services.
À noter : les chiffres présentés dans cet article correspondent aux données figurant sur le visuel fourni et sont à considérer comme un comparatif indicatif pour août 2026. Une vérification auprès des autorités compétentes de chaque pays est recommandée avant toute publication présentant ces montants comme des prix officiels.



