Ousmane Sonko- Bassirou Diomaye: Le « dioubo » que les rumeurs cuisinent..

Depuis quelques jours, les faiseurs de scénarios politiques nous servent un nouveau feuilleton : le fameux « dioubo » entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. À les entendre, les deux frères seraient à deux doigts de renouer les fils cassés et de refaire ménage politique. En politique sénégalaise, tout est possible : aujourd’hui on se jure fidélité, demain on se regarde en chiens de faïence, et après-demain on peut même s’embrasser devant les caméras avec le sourire réglementaire !Mais, franchement, restons focus !Sonko n’est plus Diomaye. Diomaye n’est plus Sonko. Les chemins politiques ont bifurqué. Les divergences existent, les stratégies ne sont plus les mêmes et chacun semble désormais jouer sa propre partition.D’un côté, Bassirou Diomaye Faye conduit l’Exécutif avec son nouveau « Kiiray ». De l’autre, Ousmane Sonko dirige le législatif avec son « Pastef ». L’un tient les manettes du pouvoir exécutif, l’autre dispose d’une majorité parlementaire et d’une machine politique qui reste, jusqu’à preuve du contraire, la plus populaire dans les urnes et dans les rangs militants.Alors, « dioubo » ? Pourquoi pas. La politique est le royaume des retournements, des retrouvailles improbables et des mariages politiques auxquels personne ne croit la veille. Sonko peut pardonner à son « petit frère » toutes les blessures, toutes les déceptions et toutes les trahisons. Pardonner n’oblige cependant pas à reprendre le même chemin.Car désormais, chacun a sa stratégie, ses tactiques, ses hommes et surtout son calendrier. Les prochaines échéances électorales feront office de juge de paix. Elles diront qui parle réellement au peuple et qui ne parle qu’à ses propres supporters sur les plateaux de télévision.Pour l’heure, une chose demeure : Pastef reste la force politique populaire à battre. Et c’est précisément pour cela que les rumeurs de « dioubo » fleurissent comme des champignons après la pluie.Dans ce grand théâtre politique, certains rêvent déjà d’un mariage, d’autres préparent les faire-part et quelques-uns ont même choisi les témoins. Mais attention : entre une rumeur de réconciliation et une réalité politique, il y a parfois tout un océan de calculs, d’ambitions et de bulletins de vote.Alors, avant de courir derrière les « dioubo », les conciliabules et les retrouvailles annoncées, regardons surtout les actes, les stratégies et les urnes. Car au Sénégal, au bout du compte, ce ne sont ni les chroniqueurs ni les rumeurs qui élisent les dirigeants.Ce sont les Sénégalais.Malick Ba

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