Pastef contre l’exécutif : La rupture à coups d’amendements et la transparence aux abonnés absents !

« Jub, Juubal, Jubanti » : hier, le slogan de la rupture ; aujourd’hui, le festival des amendements et la transparence aux abonnés absents !
Il fallait oser ! Les députés de PASTEF sont désormais contraints de dénoncer les blocages du gouvernement. À croire que la rupture a commencé par une rupture de confiance entre ceux qui gouvernent et ceux qui légifèrent !
Lors de leur point de presse, les députés de Pastef ont dénoncé les amendements de l’exécutif, qu’ils jugent destinés à saboter plusieurs réformes : santé carcérale, code pétrolier et contrôle des fonds politiques.
À ce rythme, les lois ne seront plus votées, mais enterrées sous une avalanche de corrections.
Le dossier pétrolier, lui, sent le soufre. Des contrats engageant les richesses nationales pourraient échapper au contrôle des députés. Des milliards en jeu, des signatures au sommet et le Parlement prié de jouer les figurants ! La transparence aurait-elle soudainement peur de la lumière ?
Même opacité dénoncée autour des fonds politiques. PASTEF réclame des comptes, mais les amendements contestés par ses propres députés soulèvent des interrogations sur la volonté de contrôler ces enveloppes. L’argent est public, mais la reddition des comptes semble, elle, facultative !
Comble du spectacle, le gouvernement a saisi le Conseil constitutionnel, comme l’a annoncé le deuxième vice-président de l’Assemblée à l’ouverture de la plénière. Quand les réformes deviennent encombrantes, les batailles juridiques prennent le relais. La République, elle, attend toujours les résultats.
Le plus croustillant ? L’exécutif qui promettait de balayer les vieilles pratiques se retrouve à refuser la transparence. Le « Juub, Juubal, Jubanti » aurait-il été victime d’un sérieux bug gouvernemental ?
À force d’amender les réformes, l’exécutif semble surtout amender ses promesses. La rupture était annoncée en fanfare ; elle se joue désormais en coulisses, à coups de procédures et de bras de fer.
Au royaume du « Juub, Jubal, Jubanti », les promesses sont en or, les amendements en rafale et la transparence toujours portée disparue !
Malick BA


