Comment le Président Ousmane Sonko et l’Assemblée nationale mettent à nu le « Système » !

Le Sénégal assiste aujourd’hui à un tournant historique de sa vie politique et administrative. Depuis le lancement des auditions le lundi 5 octobre 2026, les 6 commissions d’enquête parlementaire mises en place sous la conduite du Président Ousmane Sonko font tomber les masques et révèlent au grand jour les mécanismes de la gestion passée de nos deniers publics.
À travers les différents dossiers brûlants de la République qu’il s’agisse des conditions de délivrance des licences de pêche, de la gestion des exonérations fiscales et abandons de recettes, des irrégularités autour du programme « Un étudiant, un ordinateur », de l’utilisation des mécanismes financiers Total Return Swap (TRS), des scandales liés au foncier et au domaine public maritime, ou encore de la
gestion opaque du patrimoine bâti de l’État c’est toute la mécanique d’un système qui se dévoile.
Face aux enquêteurs, les auditions laissent apparaître des explications pour le moins légères de la part de certains administrateurs et fonctionnaires : « oubli », « erreur de ma part », « je n’étais pas au courant », « exécution d’un ordre de mon supérieur hiérarchique », ou encore une absence ahurissante de passation de service et de documents officiels portant sur des milliards de francs CFA.
Ces justifications ne sont que les symptômes d’une maladie plus profonde. Elles prouvent que le système de dilapidation de nos ressources ne repose pas uniquement sur quelques hautes autorités politiques, mais qu’il prospère grâce à la complicité active de certains agents et administrateurs au cœur même de l’État. C’est la face cachée de l’iceberg, ce réseau de connivence ancré dans tous les secteurs (administration, justice, éducation, santé) qui, depuis 1960, freine le véritable décollage économique et social du Sénégal.
Ces révélations démontrent à suffisance que notre pays ne manque que de compétences droites, justes et intègres pour se développer. Elles nous invitent plus que jamais à une prise de conscience collective sur la nécessité absolue d’exiger la redevabilité, de rompre avec les vieilles pratiques et de faire des choix rigoureux pour nos futurs dirigeants et administrateurs.
@Muhamed Ndiaye

