Burkina Faso : la peine de mort réintroduite dans le Code pénal, huit ans après son abolition

Le Burkina Faso a officiellement réintroduit la peine de mort dans son Code pénal, ce mardi 20 octobre 2026. Adoptée à l’unanimité par les 71 membres de l’Assemblée législative du peuple (ALP), cette réforme marque un tournant majeur dans la politique pénale du pays.
Une décision adoptée à l’unanimité
Réunis en séance plénière, les 71 parlementaires de l’Assemblée législative du peuple ont adopté à l’unanimité le nouveau Code pénal, présenté par le ministre de la Justice et des Droits humains, Me Edasso Rodrigue Bayala.
Selon les autorités burkinabè, cette réforme vise à renforcer l’ordre public, à consolider les valeurs fondamentales de la nation et à garantir la sécurité des personnes et des biens. Elle s’inscrit également dans la volonté du gouvernement de durcir la réponse judiciaire face au terrorisme et à différentes formes de criminalité. <Cite refs={[« turn650959news9″, »turn650959search1 »]}/>
Quelles infractions sont concernées ?
D’après les informations publiées par les médias burkinabè, la peine capitale est notamment prévue pour plusieurs infractions graves :
- Le terrorisme ;
- L’espionnage ;
- La trahison ;
- Le parricide, c’est-à-dire le meurtre d’un parent, notamment d’un père ou d’une mère ;
- L’importation de produits périmés ou prohibés ayant entraîné la mort.
Selon les informations rapportées par la presse nationale, certaines de ces dispositions concernent aussi bien les auteurs que leurs complices. <Cite refs={[« turn650959search1″, »turn650959search7 »]}/>
Une rupture avec la réforme de 2018
La peine de mort avait été abolie au Burkina Faso en 2018, sous le régime de Roch Marc Christian Kaboré. Son rétablissement intervient dans un contexte marqué par les violences jihadistes et les défis sécuritaires auxquels le pays est confronté depuis plusieurs années.
Le gouvernement dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré défend cette réforme au nom du renforcement de la sécurité et de la lutte contre les crimes les plus graves. <Cite refs={[« turn650959news9″, »turn650959news10 »]}/>
Cette décision devrait également relancer le débat sur la peine capitale, son efficacité dans la lutte contre la criminalité et ses implications en matière de droits humains.
Avec cette adoption, le Burkina Faso opère un changement important de sa législation pénale, dont les modalités d’application devront être précisées à travers les dispositions du nouveau Code pénal.

