200 millions de FCFA de subventions : Diégui Diop interpelle Alioune Badara Dione, une enquête parlementaire réclamée

Une nouvelle controverse alimente le débat public autour de la gestion des ressources destinées aux acteurs de l’économie sociale et solidaire.

Dans une déclaration qui suscite de nombreuses réactions, Mme Diégui Diop interpelle le président de la République Bassirou Diomaye Faye au sujet de la gestion de subventions qui seraient d’un montant de 200 millions de FCFA et dont la responsabilité serait liée au ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Dr Alioune Badara Dione.

«« Alioune Badara Dione, qui est de ton côté, demande-lui des comptes sur les subventions qu’il gère, d’un montant de 200 millions », aurait déclaré Diégui Diop.»

Ces propos, qui constituent à ce stade des accusations publiques, soulèvent une question essentielle :

quelle est la destination exacte de ces fonds,

quels organismes ou bénéficiaires les ont reçus et selon quelles procédures ?

Le ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire intervient effectivement dans plusieurs mécanismes de financement et d’inclusion financière. Le Fonds d’Impulsion de la Microfinance (FIMF), par exemple, constitue l’un des dispositifs institutionnels du secteur.

Une demande adressée à l’Assemblée nationale

Face à ces accusations, une demande est formulée à l’endroit du président de l’Assemblée nationale Ousmane Sonko et de l’ensemble des députés : ouvrir une enquête parlementaire afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

L’objectif d’une telle démarche serait notamment de déterminer :

– l’origine des 200 millions de FCFA évoqués ;

– la nature exacte des subventions concernées ;

– les bénéficiaires des fonds ;

– les critères et procédures d’attribution ;

– les pièces justificatives relatives aux décaissements ;

– ainsi que les mécanismes de contrôle mis en place.

Une enquête parlementaire permettrait ainsi de confronter les accusations aux documents administratifs et financiers disponibles et de donner la possibilité aux personnes mises en cause de fournir leurs explications.

La transparence comme exigenceLe débat ne devrait donc pas se limiter aux déclarations politiques.

Il devrait porter sur les faits, les documents et la traçabilité des fonds publics.

Si les 200 millions de FCFA évoqués correspondent effectivement à des crédits ou subventions publiques, les citoyens sont en droit de connaître leur destination et les résultats obtenus.

À l’inverse, si le montant ou les accusations sont inexacts, une clarification officielle permettrait également de mettre fin aux spéculations.

Dans ce contexte, une question demeure : l’Assemblée nationale donnera-t-elle suite à cette demande d’enquête afin que toute la lumière soit faite sur les 200 millions de FCFA évoqués par Diégui Diop ?

La balle est désormais dans le camp des institutions compétentes.

Modou NNdiaye citoyen sénégalais

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