Diomaye lave à grande eau son bourreau, Macky, qui l’avait emprisonné pendant 11 mois.

Le président Bassirou Diomaye Faye a surpris l’opinion publique lors de son entretien exclusif sur France 24 et RFI en prenant la défense de son prédécesseur. En affirmant que « Macky Sall a subi les affres de la dette », l’actuel chef de l’État a opéré un virage politique spectaculaire, transformant son ancien adversaire en une victime du système financier international.Voici la proposition d’article rédigée selon l’angle et le titre demandés :——————————## Diomaye lave à grande eau son bourreau Macky qui l’avait emprisonnéL’image est aussi saisissante qu’inattendue. À la tribune internationale des médias France 24 et RFI, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a endossé le costume de premier avocat de Macky Sall. En justifiant les difficultés économiques de l’ancien régime par le « piège de la dette », le chef de l’État efface d’un trait de plume le passé pour soutenir la stature internationale de celui qui l’avait pourtant jeté en prison quelques mois plus tôt.Par la rédactionDakar, le 24 septembre 2026C’est le paradoxe ultime de la transition politique sénégalaise. Il y a à peine deux ans, Bassirou Diomaye Faye croupissait dans les geôles du régime de Macky Sall, arrêté pour ses opinions politiques sous une chape de plomb qui menaçait la démocratie sénégalaise. Aujourd’hui, installé dans le fauteuil présidentiel, c’est ce même Diomaye Faye qui, depuis New York, blanchit la mémoire économique de son ancien bourreau face aux journalistes Marc Perelman et Mounia Daoudi.## De la cellule de prison au plaidoyer internationalEn déclarant publiquement que « Macky Sall a subi les affres de la dette », l’actuel locataire du palais de l’Avenue Roume opère un retournement d’histoire spectaculaire. Alors que ses partisans s’attendaient à un réquisitoire implacable sur la gestion financière de l’ancien régime — surtout après les récents audits internes qui ont secoué le pays —, Bassirou Diomaye Faye a choisi la carte de la réhabilitation systémique.Pour le chef de l’État, les manquements et les blocages de l’ère Sall ne relèvent plus d’une faute politique locale, mais d’une fatalité économique mondiale. En qualifiant la dette de « souffrance subie » par Macky Sall, Diomaye Faye déleste son prédécesseur d’une partie de sa responsabilité politique pour la rejeter sur le dos des institutions financières internationales.## Le pardon d’État au service de la diplomatieCette opération de blanchiment politique hors norme cache une stratégie bien précise : légitimer la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU. Pour Bassirou Diomaye Faye, le fait que Macky Sall ait été « le prisonnier » de ce système financier injuste fait de lui le candidat idéal pour le détruire.« Qui de mieux pour réformer un mécanisme cruel que celui qui en a souffert ? », semble interroger le président. En lavant à grande eau la réputation de l’homme qui l’avait emprisonné, Diomaye Faye hisse le Sénégal au-dessus des rancœurs personnelles. Il privilégie une diplomatie d’influence où l’intérêt d’avoir un Sénégalais à la tête des Nations unies surpasse le souvenir des persécutions passées.## Une pilule difficile à avaler pour la base politique ?Si cette posture d’homme d’État grandit Bassirou Diomaye Faye sur la scène internationale, elle pourrait faire grincer des dents à Dakar. Pour les militants de la première heure, voir leur leader défendre l’homme qui a orchestré la répression de leur mouvement est une pilule amère.En choisissant de laver Macky Sall à grande eau devant le monde entier, le président Faye prend un pari politique risqué : celui de faire accepter la realpolitik et le pardon à un peuple sénégalais encore marqué par les fractures des dernières années de plomb.–


