AFFAIRE «ROX», «JESSICA » ET «NAROU »Le parquet de Pikine-Guédiawaye corse le dossier

AFFAIRE « ROX », « JESSICA » ET « NAROU »Le parquet de Pikine-Guédiawaye corse le dossierL’affaire opposant les TikTokeuses Rokhaya Fall, dite « Rox », Khadidiatou Kébé, alias « Jessica », et Nafissatou Fall, surnommée « Narou », prend une nouvelle tournure judiciaire. Après plusieurs jours de garde à vue à la Division spéciale de cybersécurité (DSC), les trois femmes ont été déférées au parquet de Pikine-Guédiawaye avant d’être placées sous mandat de dépôt. Leur procès est fixé au mercredi 9 septembre 2026 devant le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye.À l’origine de cette procédure, une série de disputes et d’échanges particulièrement virulents diffusés sur TikTok. Les protagonistes se sont affrontées à travers plusieurs directs, avec des propos que les enquêteurs ont considérés comme susceptibles de recevoir des qualifications pénales. Au fil de l’enquête, le dossier a progressivement pris de l’ampleur, notamment en raison de plusieurs plaintes déposées contre les intéressées.« Rox », la situation la plus lourdeParmi les trois prévenues, le dossier de Rokhaya Fall apparaît comme le plus chargé. Selon les informations rapportées par la presse, « Rox » fait l’objet de plusieurs plaintes, notamment celles de Khadidiatou Kébé, d’Ibrahima Sarr, de Fatima Sall et d’Adji Mass. Les faits qui lui sont reprochés comprennent notamment des propos contraires aux bonnes mœurs, des injures publiques, de la diffamation, ainsi que la diffusion présumée de données à caractère personnel et des menaces de mort.De leur côté, « Jessica » et « Narou » sont également poursuivies pour des faits liés à leurs interventions sur les réseaux sociaux, notamment des propos contraires aux bonnes mœurs, des injures publiques et des faits de diffamation.Le désistement des plaintes n’a pas arrêté la procédureUn élément important est intervenu au cours de la procédure : les protagonistes auraient décidé de se désister de leurs plaintes respectives après leurs confrontations. Cette volonté d’apaisement n’a toutefois pas mis fin à l’affaire judiciaire.Le parquet a en effet considéré que la nature des faits dénoncés et leur diffusion publique sur les réseaux sociaux justifiaient la poursuite de la procédure. L’action publique peut ainsi se poursuivre malgré le retrait de certaines plaintes, notamment lorsque d’autres plaignants restent engagés dans le dossier.Une audience très attendue mercrediDésormais détenues, Rokhaya Fall, Khadidiatou Kébé et Nafissatou Fall devront s’expliquer devant la justice lors de leur comparution prévue mercredi 9 septembre. Leur défense est assurée par plusieurs avocats, qui auront la charge de contester, préciser ou discuter les différents faits reprochés à leurs clientes.Cette affaire illustre une nouvelle fois les conséquences judiciaires que peuvent entraîner les affrontements diffusés en direct sur les réseaux sociaux. Ce qui avait commencé par des échanges et des accusations entre protagonistes de TikTok s’est transformé en une procédure pénale impliquant plusieurs plaintes et plusieurs chefs d’accusation.La justice devra désormais déterminer la responsabilité de chacune des prévenues et apprécier les faits qui leur sont reprochés. Toutes demeurent présumées innocentes jusqu’à une éventuelle décision définitive de condamnation.

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