Course au Secrétariat général de l’ONU : le sondage informel de PassBlue place Rebeca Grynspan largement en tête, tandis que Macky Sall arrive en dernière position ( ndaré)

Course au Secrétariat général de l’ONU : le sondage informel de PassBlue place Rebeca Grynspan largement en tête, tandis que Macky Sall arrive en dernière position.
La course à la succession d’António Guterres au poste de Secrétaire général des Nations unies commence à se dessiner. Selon le dernier sondage informel publié par le média spécialisé PassBlue, Rebeca Grynspan, candidate du Costa Rica, arrive en tête des intentions exprimées par le public et les observateurs.Avec 32 %, elle devance l’Équatorienne María Fernanda Espinosa, créditée de 23,4 %, et l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, qui recueille 21,9 %.
Derrière ce trio de tête, Carolyn Rodrigues-Birkett, candidate de la Guyane, obtient 12,1 %, suivie de Rafael Grossi, candidat argentin, avec 6,8 %. Les deux derniers candidats ferment la marche : Olara Otunnu (Ouganda) avec 1,9 % et l’ancien président sénégalais Macky Sall, avec seulement 1,8 %.Macky Sall en difficulté
Ce résultat constitue un signal défavorable pour la candidature sénégalaise, au moins sur le terrain de l’opinion. Macky Sall, ancien chef de l’État du Sénégal, se retrouve ainsi en dernière position parmi les sept candidats déclarés dans ce sondage informel.Il convient toutefois de relativiser la portée de ce classement. Le sondage de PassBlue ne constitue pas le mécanisme officiel de désignation du prochain Secrétaire général de l’ONU. Le choix repose avant tout sur un processus diplomatique au sein du Conseil de sécurité.Le Conseil de sécurité, véritable arbitreUn premier vote indicatif secret, ou « straw poll », s’est tenu à huis clos le 30 juillet 2026.
Selon les informations rapportées, Rebeca Grynspan est également arrivée en tête de ce premier scrutin, devant Carolyn Rodrigues-Birkett.
La candidature de Macky Sall aurait, en revanche, enregistré un résultat considéré comme peu favorable par plusieurs diplomates, compliquant davantage sa position dans une course qui s’annonce particulièrement disputée.
Le prochain vote indicatif est annoncé pour le 21 août 2026, sous la présidence danoise du Conseil de sécurité.
À ce stade, Rebeca Grynspan semble donc disposer d’un avantage à la fois dans l’opinion sondée et lors du premier vote indicatif officiel. Mais la bataille est loin d’être terminée : les négociations diplomatiques, les alliances entre États et surtout la capacité des candidats à obtenir le soutien nécessaire au Conseil de sécurité seront déterminantes.
Pour Macky Sall, l’enjeu est désormais de renverser une tendance initiale particulièrement défavorable et de convaincre les États membres de son aptitude à accéder au sommet de l’organisation internationale.


